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 FAUNE & FLORE

On distinguera deux biotopes, qui offrent des caractéristiques et un cortège floristique et faunistique différents.


Bassin amont


Le cours d’eau serpente dans des zones d’habitat résidentiel diffus en amont de Valbonne, puis traverse un passage plus resserré dans le Parc Départemental de la Brague, où la végétation naturelle typiquement méditerranéenne est dominée par les pins (pins d’Alep, pins maritimes, pins pignons), et les chênes (chênes verts, pubescents, chênes liège). Sous ces arbres se développent les espèces caractéristiques de la garrigue (myrtes, cistes, lentisques, romarins, …).

La ripisylve est composée d’essences adaptées aux milieux aquatiques : aulnes, frênes, charmes, noisetiers, lauriers et noyers.

Des fauvettes, pies, coucous, petits ducs, geais et grives peuvent être observés dans la forêt. La Brague attire également de nombreux oiseaux aquatiques : poules d’eau, hérons, canards, bécasses, …

 

Basse vallée

Végétation

Plaine de la Brague
Les prairies humides ont progressivement été abandonnées ou détruites avec le développement des campings, golfs et aires de loisirs, … Elles étaient constituées de pâturages et prés de fauche limités par des haies de peupliers et frênes et de petits bois.
Un secteur subsiste de part et d’autre de l’autoroute A8. Ces prairies humides en zone littorale sont parmi les dernières du département. Elles abritent une grande diversité d’espèces parmi lesquelles certaines sont rares, en limite d’aire ou protégées, comme le Bouton d'or velouté (Ranunculus velutinus), Thalictrum mediterraneum, Narcissus tazetta, Bellavalia romana.



Cours d’eau et abords immédiats

Fond du lit
En amont de l’autoroute, les graviers en fond du lit sont colonisés par des ombellifères aquatiques. Quelques massifs de plantes liées à l’eau sont également présents. Il s’agit de peuplements denses plus ou moins étendus d’espèces telles que :

  1. le souchet (Cyperus eragrostis)
  2. la massette (Typha latifola)
  3. la renouée (Polygonum persicaria)
  1. la salicaire (Lythrum salicaria)
  2. le sium (Helosciadum sp.)
  3. la grande laîche (Carex pendula)


Ces peuplements colonisent activement le substrat limoneux par leurs rhizomes traçants, et sont assez stables.

Il faut également signaler la présence d’une plante originaire d‘Amérique du Sud, la Jussiée (Ludwigia grandifolia). Cet envahisseur, véritable « peste végétale », s’étend en France dans beaucoup de rivières du midi et de l’ouest. Son introduction peut être d’origine anthropique, mais aussi liée aux oiseaux aquatiques qui transportent graines et fragments qui se bouturent activement.
Sa progression dans la Brague est particulièrement surveillée par la Fédération de Pêche des Alpes-Maritimes qui organise des opérations d’éradication des spots identifiés, avant leur développement avec le concours du syndicat. Les résultats obtenus en 2005 sur la Brague sont très encourageants.

 



Berges
La ripisylve est surtout représentée par le saule blanc, le peuplier, le frêne oxyphylle, l’aulne glutineux, sans les espèces d’accompagnement habituelles. On trouve parfois des peuplements plus denses, souvent avec des espèces rudérales (peu exigeantes) :

  1. l’armoise (Artemisia vulgaris)
  2. la prêle (Equisetum ramosisimum)
  3. les chénopodes (Chenopodium sp pl.)
  4. les aroches (Rumex sp pl.)
  1. le phalaris (Phalaris canariensis)
  2. la saponaire (Saponaria vulgaris)
  3. l’eupatoire (Eupatorium cannabinum)


En rive gauche, les talus ont souvent perdu leur végétation naturelle et portent des espèces plantées ou évadées de jardins : plumets des pampas, figuiers, robiniers faux -acacias, tilleuls, lauriers-cerises, noyers, …

A l’aval et en rive droite, le talus boisé est plus riche, avec chênes verts et pubescents, charmes-houblons, peupliers noirs en bordure, et des draperies de lianes : clématite, houblon, ronces, ipomées, … Des espèces rudérales s’installent également :

  1. l’orge aux rats (Hordeum murinum)
  2. le brome (Bromus tectorum)
  3. la folle avoine (Avena sterilis)
  4. la mauve (Malva rotondifolia)
  1. le fenouil (Feniculum piperitum)
  2. l’ortie (Urtica dioica)
  3. la pariétaire (Parietaria judaica)
  4. le lierre (Hedera helix)



Faune

Faune piscicole

Le schéma directeur à vocation piscicole et halieutique des Alpes-Maritimes (approuvé par arrêté préfectoral le 04/07/90), précise que la Brague offre peu de caches et peu de frayères à poissons blancs, les frayères à salmonidés étant inexistantes.
La Brague est classée en 2ème catégorie piscicole, et abrite une population d’anguille, barbeau méridional, blageon, chevesne, rotengle, vairon, tanche, truites arc-en-ciel et fario, épinoche.


Avifaune
Plusieurs oiseaux migrateurs liés aux milieux humides ont été observés dans la plaine de la Brague, notamment :

  1. le chevalier gambette
  2. le chevalier sylvain
  3. le héron crabier
  1. le héron pourpre
  2. le guêpier


L’avifaune des berges est relativement banale : quelques fauvettes, bouscarle de Cetti. La poule d’eau (Gallinula chloropus) est bien représentée par des familles jeunes, ce qui semble indiquer une reproduction sur le site. Il n’a pas été observé d’autres espèces liées à ce milieu. Il est vraisemblable que la forte fréquentation (campings, aires de jeu, …) effarouches d’autres espèces plus sensibles.
Les groupements boisés de la rive droite et de l’aval sont plus riches : pigeon, tourterelle, pie, merle, mais ne dépendent pas de la rivière.


Faune terrestre
Les invertébrés n’ont pas été inventoriés en particulier. D’une manière générale, ce type de milieu devenant rare dans le département, la plaine de la Brague est un refuge pour les insectes qui sont associés aux prairies humides, pour la reproduction ou pour leurs stades juvéniles.
Ce milieu entouré de zones urbaines et périurbaines, ne semble pas accueillir de populations de vertébrés remarquables, on notera la présence de petits rongeurs.

 

2009 - Syndicat Intercommunal de l’Amélioration de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses Affluents